Le 28 avril est la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail qui instaure la prévention des accidents et maladies professionnels depuis 1996 sous l’impulsion des syndicats.
Selon l’Organisation Internationale du Travail, 2,78 millions de personnes meurent chaque année au travail dans le monde !
En France, il est quasiment impossible de connaître le nombre exact de décès au travail, car aucune structure d’Etat ne rassemble ces données.
L’assurance maladie dénombre 738 morts pour 2022 soit 2 décès par jour, mais seul(e)s sont compté(e)s les salarié(e)s du privé.
Les fonctionnaires, les agriculteur-trices sont exclu(e)s de ce funeste décompte.
L’assurance maladie chiffre 286 morts sur le trajet domicile/travail.
On est donc loin de la déclaration choquante de Macron en 2016 : « La vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié, l’employeur peut tout perdre, lui ! » confirmant les déclarations patronales comme quoi le risque 0 n’existe pas.
Depuis 2017, avec la suppression des CHSCT, les sujets de santé, de sécurité sont peu ou pas traités. Le siphonnage de 300 millions d’euros dans les caisses de la sécu (branche AT/MP) pour financer la réforme des retraites empêche le recrutement d’inspecteurs santé sécurité au travail.
Au manque de moyens, il faudrait aussi s’attaquer à la sous-traitance en cascade, à l’accélération des cadences, à la rentabilité accrue et sanctionner plus sévèrement les entreprises ne respectant pas les règles de sécurité par des sanctions dissuasives.
Et si les chaines d’info continue traitaient ces morts au travail comme elles traitent les autres sujets de société, ces morts ne seraient pas banalisées, rendues invisibles par ce système capitaliste
